Barbec chic avec Aluvy

Barbec chic avec Aluvy

C’est l’alu !

Porte des Bonneveaux, à quelques pas de Bourgoin Jallieu, ainsi fond l’alu chez Aluvy ! Qu’on soit team Marcel ou team Lulu, pas de bévue, il y en a pour tous les goûts… Des barbecues ! 

Lulu est plus haut, plus rapide et marche au gaz. Marcel, plus petit, plus long, et tout au charbon. Mais qu’importe la taille, qu’est-ce qu’ils sont canons ! Imaginés sur l’idée d’un Bento japonais, on les distingue par des p’tits pieds en X, un design rassurant, des couleurs pop qui dépotent, révolution sans nom de l’instant grillade à la maison. Et quelle idée ! “On voulait faire différent des autres, plus esthétique et moins genré homme ! Alors on s’est adressé aux femmes en travaillant un produit déco, en donnant des noms, permettant à chacun de se projeter”, explique Jean-Pierre Cauchy, à la tête  d’Aluvy. Malin ! 

Chauffe Marcel !

Quand l’idée pleut, il vient de vendre sa société. On est en plein confinement et Paul, voisin et ami, à une idée derrière la tête. “Paul Marino et Hugo Texier, aujourd’hui mes associés, ont repris Aluthéa, une fonderie aluminium, voilà 6 ans. Ils achètent de l’aluminium en lingot, le fondent et avec la matière en fusion, font n’importe quelle pièce. Moi, je viens du digital, plutôt rien à voir avec l’industrie, mais quand Paul m’a expliqué leur volonté de créer une marque propre, sans trop savoir comment, j’ai relevé le défi !”

©Aude Lemaitre

Idée Lulumineuse 

Ils parlent meubles d’extérieur, puis barbecue. L’idée est choisie, en septembre 2020, ils déposent Aluvy. Le concept ? Ils ne fabriquent qu’à la demande, font tout, du dessin à la réalisation, et si quelques pièces passent par la sous-traitance, c’est only made in France. “On essaie de ne pas avoir de stock. On produit à la commande et on envoie le plus vite possible. C’est un vœu pieux, mais on assemble tout ici !” Et quelle reconversion pour Jean-Pierre. Parce qu’à l’usine, ça ne plaisante pas. Des moules en veux-tu en voilà, des machines et des outils partout, de la vapeur et des 400 degrés dépassés, c’est de l’artisanat, du vrai ! Mais il se fond dans la masse, c’est une affaire qui matche !

Sam dit bien !

Sun flower, piment, cuir, ou aquasplash, Lulu et Marcel sortent des tuyaux en avril 2021, déclinés en 8 couleurs tendance qui mettent les extérieurs en transe. Plancha, dôme de cuisson ou grille tradi’, il y en a pour toutes les envies. Et comme jamais deux sans trois, c’est un p’tit nouveau que voilà. Le 15 septembre prochain, Sam grillera vos marshmallows… Et olé, un brasero !

+d’infos : http://aluvy-design.com

Archi discrètes

Archi discrètes

Le toit dans l’œil

Symbiose, mimétisme, voire même camouflage, l’intégration de la construction dans son environnement est une préoccupation majeure des architectes. Si elle les contraint parfois, elle peut aussi les inspirer incroyablement… Entre nature et structure, coup d’œil sur quelques toits à effet « wouah ! ».

LA MAISON SUR LA CASCADE (ci-dessus)
FALLING WATER, USA – FRANCK LOYD WRIGHT – 1939

Voilà LA référence ! Certains connaisseurs l’appellent même la maison la plus célèbre du monde, celle qui aurait révolutionné la conception en matière d’implantation d’une habitation sur un site naturel. Au début des années 30, quand le richissime homme d’affaires de Pittsburgh, Edgar Kaufman contacte Franck Loyd Wright, il désire une maison de vacances en pleine nature, avec vue sur la cascade de Bear Run. Mais en visitant les lieux, l’architecte repère un bloc de roche émergeant de l’eau et décide de poser la maison dessus. Sans aucun travail de terrassement, pour laisser une empreinte humaine minimale, la maison est donc construite comme un arbre et ses branches, soit une tour centrale avec des pièces en porte-à-faux qui gravitent en terrasses autour. Béton couleur ocre et parements en pierres irrégulières participent à son intégration dans le paysage. A l’intérieur, on entend la cascade, mais on ne la voit pas. Le vrai point de vue, c’est la maison elle-même, dont l’eau semble jaillir. © Courtesy of Western
http://fallingwater.org

LA MAISON BULLE FRANCE
PASCAL HAÜSERMANN & CLAUDE COSTY – 1968

Au diable les angles, les saillies, les arêtes ! Abolissons les règles ! Dans les maisons imaginées par le couple suisse Pascal Haüsermann-Claude Costy au début des années 60, tout est donc rond. Inspirées de l’architecture organique, qui cherche à réconcilier l’habitat et le monde naturel, leurs bulles proposent en effet une expérience de vie totalement différente des habitations traditionnelles. Le mobilier lui-même est souvent intégré à la structure, comme c’est le cas dans le cocon qu’ils se sont fabriqués à Minzier (74) : l’âtre de la cheminée, certaines assises et les lits en alcôve de la chambre des enfants font corps avec les murs en voile de béton projeté, pour un ensemble lunaire, à mi-chemin entre la science-fiction et l’imaginaire enfantin.
http://maison-bulle-minzier.fr

la maison trou
SUISSE – BJARNE MASTENBROEK (STUDIO SEARCH) & CHRISTIAN MÜLLER (CMA) – 2009

A côté d’un prix Pritzker -l’équivalent du Nobel, en archi-, on se sent à peu près aussi intéressant qu’un ver de terre. De là à creuser son trou, il n’y a qu’un excès d’humilité ou idée de génie ! Dans le voisinage direct des thermes de Vals (Grisons), dessinés en 1996 par le Bâlois Pritzkerisé Peter Zumthor et considérés comme un chef-d’œuvre de l’architecture moderne, Christian Müller a donc creusé sa villa. L’objectif : ne pas gâcher la vue pour les bains et s’intégrer complètement dans le paysage, pour laisser la nature intacte. L’entrée se fait donc discrètement par un tunnel, qui part d’un mazot traditionnel situé en contrebas. Mais l’analogie avec la vie de lombric s’arrête là, une fois à l’intérieur, tout n’est que luxe, design hollandais et modernité.
villavals.ch

LES MAISONS PERCHOIRS
ROOST & TRINE – ANTONY GIBBON

Hybrides entre la cabane de notre enfance et le village des Ewoks sur la planète Endor, les perchoirs imaginés par le designer britannique Antony Gibbon s’accrochent aux troncs des arbres ou affleurent de la canopée. Son objectif : la recherche d’harmonie entre chacune de ces structures et leur habitat naturel. Pour un camouflage efficace, leur dessin imite donc les formes organiques existant dans la nature, de gigantesques bulbes au sommet d’une longue tige. Au cœur de cette tige, l’escalier central, qui achemine non seulement les habitants vers les pièces en hauteur, mais doit également permettre d’alimenter l’ensemble en eau et en énergie. Des passerelles relient ensuite les différents espaces de vie, dont la construction en matériaux durables évidemment, est prévue pour n’endommager la forêt environnante d’aucune manière. La version «Trine» est actuellement en développement aux Etats-Unis.
antonygibbondesigns.com

LA MAISON MIROIR
ÖDHOUSE, ESTONIE – ANDREAS & JAAK TIIK

Voir sans être vu, ou quand la glace sans tain quitte le monde judiciaire et celui des thrillers pour prendre l’air et devenir maison. L’idée vient de deux frères estoniens qui cherchaient autre chose qu’un spartiate abri de chasse ou une grosse cabane en rondins pour passer la nuit en pleine nature. Leur concept ? Une pièce de 20m2 organisée autour d’un grand lit, avec une petite kitchenette et une salle de douche, dans une boîte rectangulaire dont trois façades sont en verre à effet miroir. Reflétant la forêt qui l’entoure, les remous de l’eau au bord de laquelle il est posé ou l’immensité du ciel, cet abri cosy devient quasiment invisible. A défaut de s’intégrer physiquement dans le paysage, il joue la carte du mirage…
ood-france.com

LA MAISON HORIZON
CASA HORITZO, ESPAGNE – RCR ARQUITECTES – 2003

Vivre dans une boîte métallique ? Il y a des perspectives plus emballantes : comme vivre dans onze boîtes métalliques ! Mais extrêmement spacieuses, en acier corten marié à de larges baies vitrées, dont la ligne modifie à peine celle de l’horizon. A l’origine du projet, la cheffe catalane doublement étoilée Fina Puigdevall, qui rêvait d’une maison isolée, proche de la nature, dans le parc naturel de la zone volcanique de la Garrotxa. Et plutôt que de l’implanter au milieu de son vaste terrain, les architectes ont profité d’un remblai pour l’encastrer à flanc de coteau, poser ses fondations au bord de la ligne de crête, entre deux niveaux, deux champs, deux points de vue dont les Pyrénées. Semi-enterrée, mais en hauteur, elle est à la fois ancrée et aérienne, végétale et minérale, industrielle et rurale. En se corrodant, l’acier prend des tons cuir, qui, associé aux différentes plantations, aux pierres et à l’étang sur lequel donne la pièce de vie, permet à l’ensemble de se fondre dans le paysage. © Gino Giampaolo
rcrarquitectes.es

©Nic Lehoux

LA MAISON AU MILIEU DES ARBRES
TREE HOUSE, COSTA RICA – TOM KUNDIG – 2019

Vous avez une planche de surf sous le bras, un coin de forêt tropicale à portée de main et des préoccupations environnementales? Cette cabane est faite pour vous. Le luxe de cet abri épuré -outre la vue sur Playa Hermosa, l’une des plus belles plages du Costa Rica- c’est la jungle environnante : rez-de-chaussée en plein cœur du tapis forestier, 1er étage dans les arbres et dernier au-dessus de la canopée. Et pour ne pas faire tâche au milieu de cette masse végétale, structure et cloisons sont entièrement construites en teck local. Ces dernières font d’ailleurs office de baies vitrées… sans vitre, sur les 1er et dernier niveaux, qui restent ouverts aux éléments. A la manière de gigantesques stores, en effet, leurs lattes pivotent pour permettre à la maison de respirer ou de préserver l’intimité de ses hôtes. Une telle «passoire thermique» sous nos latitudes, ça paraît plus risqué…
olsonkundig.com

en chantier : Annecy

en chantier : Annecy

En bref…

Pont Albert Lebrun : attention, grands travaux

A partir de la mi-septembre 2021, il va falloir s’armer de patience ou être créatif pour vivre avec zénitude les travaux qui s’annoncent long («plusieurs mois», dit la Ville) sur le pont Albert Lebrun (le coude près de Bonlieu). Deux chantiers vont se superposer : la modernisation des vannes (pour le marnage du lac), demandée par l’Etat, et la rénovation du pont lui-même, décidée par la Ville. “On veut laisser passer la rentrée parce que ça va être beaucoup de travaux et qu’on ne veut pas que ça touche la sécurité des automobilistes”, explique François Astorg. Concrètement, une voie sera fermée et l’autre dédiée à la circulation dans les deux sens. Et le maire d’ajouter : “C’est un endroit qui est très chargé. Il va falloir mettre en place des logiques de circulation qui vont permettre aux gens de prendre d’autres chemins ou d’autres moyens de transport, parce que ça, c’est inévitable.” Ambiance…

©Devaux&Devaux Architectes

Parc du haras : le suspense est terminé

En novembre et décembre 2020, le parc du haras a fait l’objet d’une consultation publique. Objectif pour la Ville : connaître les usages que les Annéciens souhaitent en faire. 3 200 habitants ont répondu, un «très beau succès», dit-on. Parmi les attentes majeures : que le poumon vert soit ouvert tous les jours de l’année et qu’il reste un lieu convivial où se détendre «autour d’un repas ou d’un verre» (77 % des participants), d’animations «nature» (ateliers d’agriculture urbaine, échanges de plantes…, 72 %), d’activités culturelles (spectacles, expo, conférences…, 71 %) et de jeux de plein air. La maison vouée à un «pôle restauration» dans projet initial abriterait plutôt «un espace de rencontres, dédié aux pratiques collaboratives et pluridisciplinaires». Tout cela doit être détaillé lors d’une restitution publique, annonce François Astorg. A vos calendriers ! N.B. : La réhabilitation du haras doit commencer début 2022 et se terminer en 2024.

Coronapiste : le retour !

Ce n’est pas la piste cyclable qui a embouteillé les bords du lac l’été dernier, c’est le tourisme !”, assure François Astorg. Du coup, cet été, un nouvel itinéraire vélo sera testé entre le parking de la Tournette et le Pâquier. Le long de la rue des Marquisats, les cyclistes rouleront sur le trottoir ; descendront sur la route au pont de la Halle ; traverseront le parvis de l’hôtel de ville et reviendront sur la route après le parking. Cette fois-ci, ce n’est pas le tracé qui fait débat, mais les passerelles qui pourraient être installées, pour les piétons et/ou les vélos, sur le Thiou (au niveau du pont de la Halle) et le canal du Vassé (près du manège). Quand Denis Duperthuy (Les Annéciens) redoute qu’elles soient «abominables» et ne comprend pas pourquoi «on procède en 2 temps» (des passerelles provisoires en attendant des définitives), Jean-Luc Rigaut (Annecy naturellement) dit avoir déjà étudié «20 fois le sujet» sans pour autant trouver la bonne solution. Pas de panique ! “En fonction des résultats de cet été, on verra s’il est nécessaire de mettre des passerelles en préfiguration du futur tracé”, précise François Astorg. Vous avez compris quelque chose ? Nous non plus !

McDo en centre-ville : bientôt le final de la saison 2

Pour ceux qui ont manqué la saison1 : McDonald’s a déposé un permis de travaux en juillet 2020 pour s’installer à la place du restaurant Les arcades, quai Eustache Chappuis à Annecy. Une demande qui a rendu quasi hystérique les élus, hôteliers, commerçants, habitants… L’occasion pour les premiers de s’étriper : l’ancienne majorité reprochant à la nouvelle de ne s’opposer que mollement à la demande de la bande à Ronald ; la nouvelle oscillant dans un premier temps entre tout et son contraire.
Saison 2 : “On est toujours en procédure administrative”, explique François Astorg, maire d’Annecy. “On a fait des demandes complémentaires et ils ont jusqu’à fin avril pour répondre. J’ai toujours la même motivation ». Comprendre : ne pas encourager McDonald’s à s’installer « à cet endroit ». A suivre…

« Bien construire à Annecy » : le nouveau mantra

Dossier «instrumentalisé» pendant les municipales, selon Denis Duperthuy et Antoine Grange (Les Annéciens), le projet de construction de logements à Loverchy, sur l’ancien site de l’Unedic/Pôle emploi, est au point mort. Le permis a été retiré au promoteur par la nouvelle majorité, charge à lui de rendre une nouvelle copie. Copie qui devra respecter la nouvelle politique d’aménagement et d’urbanisation «maitrisés et soutenables» intitulée «Bien construire à Annecy». Mots clés de la nouvelle méthodologie : écologie, justice sociale, économie locale et concertation. Premier dégât collatéral* : le ralentissement de la construction. Ce qui inquiète particulièrement l’opposition annécienne, dont Jean-Luc Rigaut (Annecy naturellement) : “On a dit qu’on construisait 30 % de logements sociaux partout sur le territoire de la commune. Crise oblige, les conditions sociales ne vont pas s’arranger pour beaucoup de familles et le taux de construction de logements sociaux est très affaibli. On a de «drôles» de rendez-vous qui nous attendent dans les années qui viennent”. “Attention au périmètre de consultation des habitants”, alerte de son côté Denis Duperthuy, “si on consulte les trois maisons qui sont autour du projet, c’est évident qu’ils vont dire non. C’est humain…”.
*Selon la FPI, la nouvelle majorité a refusé 16 permis de construire en 2020, soit 876 logements dont 295 sociaux.

Aérodrome : les jeux ne sont pas faits !

Arrivée à son terme, la convention d’exploitation de l’aéroport d’Annecy a été renouvelée en novembre dernier pour les 15 années à venir. Propriétaire du site, le Département de la Haute-Savoie a choisi le groupe Vinci pour succéder à Edeis, l’actuel gestionnaire. Pas du tout d’accord pour céder la place, Edeis a alors saisi le tribunal administratif de Grenoble. La juridiction iséroise ayant statué en faveur d’Edeis, le Département en appelle au Conseil d’Etat.
En attendant que la juridiction la plus élevée dans la hiérarchie administrative française siffle la fin de la récré, Crash – le collectif de résistance (et résilience) contre l’aérodrome et pour la sécurité (et santé) des habitants de l’agglomération d’Annecy (dont vont entre autres partie Amis de la Terre74, EELV, Extinction rebellion et Les Annéciens) – se frotte les mains. Particulièrement Les Annéciens qui, bien que déçus par des élus majoritaires d’Annecy a priori divisés et peu solidaires, reprennent espoir en la concrétisation de leur projet de reconversion de l’aéroport en parc urbain (notre numéro de novembre 2020). “Si on veut densifier la ville, mais garder des espaces verts dans les quartiers existants, ne pas prendre sur les terres agricoles ou naturelles et rester rationnel sur un plan financier… pour nous, c’est la seule possibilité !”, confirme Denis Duperthuy.

Image en une : ©SavoieMontBlanc-Chabance

En chantier : Chavanod&Annecy

En chantier : Chavanod&Annecy

Fusion Iseta/Eca

Avec la fusion des lycées Iseta et ECA, d’importants travaux ont lieu à Chavanod depuis l’été 2020. Cette cure de jouvence qui profite au village va aussi libérer un terrain bien convoité à Annecy-le-Vieux.

Agriculture et artisanat (métallerie, menuiserie, électricité…) sont amenés à faire bon ménage à la rentrée 2023, à Chavanod. En fusionnant, les lycées d’enseignement catholique Iseta (Chavanod, Poisy et Sevrier) et ECA (Annecy-le-Vieux) vont en effet dispo- ser d’un site d’envergure flambant neuf, en face de la mairie. But de l’opération : moderniser et réorganiser l’offre de formation. Outre quelques travaux à Poisy, la majeure partie du projet se concentre à Chavanod : aux bâtiments conservés sont notamment ajoutés, autour d’un «mail piéton», espaces verts pédagogiques, stationnements, ateliers et gymnase. Le pôle internat et restauration est lui totalement revu. Résultat : les 6017 m2 actuels se «transforment» en 22.345 m2, moyennant 50 M€, dont 23 apportés par la Région. A partir de la rentrée 21, les élèves de Chavanod seront provisoirement accueillis à Poisy.

TABLE RASE À ANNECY

Grâce à cette fusion, l’Association d’action culturelle et sociale du Buisson peut se séparer des 26.000 m2 dont elle est propriétaire à Annecy-le-Vieux et sur lesquels est construit l’ECA. Un compromis de vente avec Eiffage a d’ailleurs été signé à la fin du premier semestre 2020. S’il doit encore être affiné, le projet devrait comporter des logements, une résidence senior ou étudiante et quelques commerces et services.

TRÉSOR DE GUERRE

La future opération immobilière s’inscrit dans un aménagement bien plus conséquent, comme le souhaitaient déjà les élus de la nouvelle majorité en mars 2020 (notre numéro de juin 2020). “On est en train de travailler sur un périmètre beaucoup plus large que l’ECA et qui englobe, entre autres, le «terrain Peugeot» et toute l’avenue des Carrés”, confirme Nora Segaud-Labidi, maire-adjointe en charge de l’aménagement durable et de l’habitat, en ajoutant à ce secteur le Clos du Buisson. “Il y a aussi toute une question d’équipements (écoles, des services publics… ) et de centralité commerciale avec, entre autres, les Clarines qui ne sont pas bien loin. On veut aussi profiter de cette opération pour se re-questionner sur le triptyque économie locale, participatif et inclusion des habitants ; tout en intégrant notre nouvelle programmation de construction de logements.” Actuellement en discussion, Eiffage et la Ville pourraient se mettre d’accord en vue d’une concertation des riverains de l’ECA à la fin de ce printemps. On attend avec autant d’impatience de savoir ce qui va se passer de l’autre côté de l’avenue des Carrés, à la place de la station-essence et du concessionnaire automobile.

Images : AER Architectes/Rhizome Studio

en chantier : Poisy

en chantier : Poisy

Poisy en plein boom !

Autoproclamé «village nature», Poisy ne se prive pas de retoucher son paysage. Après la déviation qui a bien transformé l’entrée de la commune, maison des associations, centre culturel, logements… sont attendus.

Ecole : extérieur / intérieur

On vous prend de la vie à la mort, à Poisy !”, lance Pierre Bruyère. Depuis 1989 aux manettes de la commune de 8500 habitants, le maire n’a qu’un objectif en tête pour ses concitoyens : “le bien vivre ensemble, même si c’est un peu bateau parce que toutes les communes le disent !”. Cela passe par apporter aux Poisiliens «le meilleur service au meilleur coût (d’où un «non» franc et massif à la fusion des communes qui a précédé la création d’Annecy commune nouvelle, ndlr) et les équipements qu’ils sont en droit d’attendre».
Gros et récents dossiers : Parc’espace et Cœur Village. 25 M d’€, dont 16 apportés par la commune. “Je rassure mes concitoyens : nous sommes à 9,52 d’impôts sur le foncier bâti, soit l’une des 3 ou 4 communes de Haute-Savoie où le taux est le plus bas.
Dans le détail, Parc’espace comprend la construction d’un «espace culturel» opérationnel livrable en juin 2021 (600 places assises, gradins rétractables, 200m2 de scène) et d’un groupe scolaire de 10 classes (8 sont déjà ouvertes) ; le tout sur 9 hectares, dont 4 consacrés à un « espace de respiration et de fraîcheur » avec une pièce d’eau «réhabilitée dans l’esprit du marais ».

Espace culturel : extérieur / intérieur

LE « BON ÉQUILIBRE »

L’opération Cœur Village combine, quant à elle, la transformation de l’une des plus vieilles maisons de Poisy, à deux pas de la mairie, en camp de base pour les associations (300m2), l’aménagement d’une salle «multifonction» (200m2) et d’une place. Avec ces équipements, plus besoin de salle des fêtes ni de la MJC au toit bleu. Sur ces terrains, 133 logements dont 56 sociaux sont à venir.
Pas de quoi cependant rattraper les 25% imposés par la loi SRU* : “On est à 13% de logements sociaux”, confirme Pierre Bruyère. “C’est toujours difficile de progresser dans une commune comme la nôtre. On a fait ce qu’il fallait : en 1989, on avait 12 logements, aujourd’hui 500. Mais certains nous reprochent de trop construire. Je dis simplement que j’ai 1500 demandes de logements sociaux et que, sur les 1140 hectares que compte Poisy, 350 sont construits ou à construire. C’est le bon équilibre pour notre environnement.” Prochaine étape : le Centre nautique rive droite du Fier ?

*La loi relative à la Solidarité et au renouvellement urbain impose notamment aux communes de + de 3500 habitants des agglomérations de + de 50000 habitants et comprenant au moins une commune de + de 15000 habitants, de disposer de 25% de logements sociaux d’ici 2025.

en chantier : le stade de Chambéry

en chantier : le stade de Chambéry

Retour de stade

Les travaux sont dans les starting-blocks ! Démoli depuis plus d’un an, le stade municipal de Chambéry s’apprête à revenir en piste.

A proximité du centre aquatique flambant neuf, il ne reste aujourd’hui plus rien de l’équipement sportif érigé en 1947. Vétuste, voire dangereux, le stade ne pouvait être maintenu en l’état. L’ancienne équipe municipale avait lancé l’opération en vue d’une reconstruction. La nouvelle majorité -en place depuis 2020- a définitivement validé le projet en décembre dernier.

DROIT AUX BUTS !

Nous avons repris un dossier qui n’était pas tout à fait financé et pour lequel nous sommes allés chercher les participations de partenaires comme Grand Chambéry, le Département et la Région”, précise Jean-François Beccu, adjoint aux sports. “Il a beaucoup été dit que ce stade allait être refait pour le club de Rugby, qui est dans une phase de progression très intéressante. Il y a bien l’idée d’accompagner ce développement, mais aussi celui du Chambéry Savoie Football, équipe phare du département, qui fait partie des 5 clubs formateurs de la région Rhône-Alpes. Les footballeurs américains Les Aigles (en 2e division) sont également concernés. Ils ont aussi besoin de ce stade pour l’organisation de certaines épreuves, notamment les phases finales de championnat qui attirent beaucoup de monde”.

SANS BARRIÈRES

Une ouverture à la diversité des activités clairement revendiquée par la Ville. “Nous souhaitons ouvrir le stade à un maximum de pratiques sportives de tous niveaux, pour tous publics, y compris les scolaires, le handisport, etc. ; ainsi qu’à des manifestations culturelles ou événementielles qui peuvent être en lien avec le développement touristique et économique, des expositions, des salons… Cette polyvalence a déjà été étudiée par la municipalité précédente, mais nous voulons vraiment la mettre en œuvre afin de faire un stade pour tous”, insiste l’élu.
Calibré pour 5 000 places, le équipement à pelouse synthétique, sera doté d’une salle de 800 m2, équipée d’une cuisine. La structure pourra être mise à disposition des associations pour l’organisation de leurs manifestations. La construction d’un parking d’environ 450 places est également au programme.
En phase avec la transition énergétique (panneaux solaires, retraitement des eaux pluviales…), les travaux démarrent ce mois d’avril par le terrassement. Ils se poursuivront par l’édification du parking, de la tribune secondaire, puis de la principale, et par l’aménagement des abords, pour une réception prévue en décembre 2022.
Le budget prévisionnel du projet global stade et parking s’élève aujourd’hui à 20 680 806 euros HT.

+ d’infos : chambery.fr

Ilustration : Patey Architectes

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