Bon sang de bon sens !

Bon sang de bon sens !

La mécanique du stress

Comme si on n’en avait pas assez au quotidien, la crise sanitaire ajoute son lot de stress, « le mal du siècle », dit-on… Peu de gens y échappent, mais quand ces périodes de tensions s’allongent, elles provoquent des dégâts importants sur notre santé. A quel moment faut-il s’inquiéter ?

La peur, l’anxiété, l’inquiétude sont des réactions «saines» de notre système nerveux pour nous prémunir d’un danger. Car au départ, le stress est bien une réponse physiologique qui nous permet de survivre face à un événement extérieur. Le stress est donc utile. Lors d’un examen, un entretien d’embauche, ou même une rencontre amoureuse, il va nous servir à nous surpasser, améliorer nos performances. L’absence totale de stress (le bore-out) mène à l’ennui, l’inactivité passive. 

Chacun sa dose

Lorsque les situations de stress se multiplient et se prolongent dans le temps, nos capacités d’adaptation sont dépassées, et c’est alors que les conséquences physiologiques entrent en jeu. Le stress devient détresse. 
Il n’existe pas de niveau de stress universel au-delà duquel les effets négatifs l’emportent sur les effets positifs. Cette limite est propre à chacun, et donc à chacun d’en découvrir les siennes. Pour cela, notre organisme nous envoie des signaux que nous devrions apprendre à mieux décrypter : fatigue chronique, irritabilité, troubles digestifs, manque de concentration, angoisse, dramatisation, etc… 

La répétition mène à la confusion

Plus le stress sera fréquent, plus la dérégulation, en premier lieu le cortisol, va induire des effets délétères sur l’organisme. Le stress chronique affaiblit le système immunitaire en réduisant le nombre de globules blancs, dont le rôle principal est de nous protéger des infections bactériennes, virales ou fongiques. Le stress augmente la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires, ce qui nous expose davantage aux maladies inflammatoires ou auto-immunes. 
Le système digestif sera particulièrement impacté : ballonnements, gaz, alternance constipation/diarrhées, gastrites, le système endocrinien (résistance à l’insuline, obésité, diabète…), mais aussi le système cutané (eczéma, psoriasis), le système gynécologique (infertilité, règles irrégulières, baisse de libido…), mais aussi des douleurs musculaires peuvent compléter le tableau !

L’aliment fait ton médicament 

Plus que jamais, pour réduire son stress, une alimentation adaptée sera ultra bénéfique pour enrayer la machine du stress, avec moins de viandes rouges, de sucres ou de produits laitiers, en mettant l’accent sur les légumes, les fruits et les oméga 3 aux propriétés anti-inflammatoires, mais aussi et surtout, sur les aliments riches en vitamines du groupe B qui vont nourrir le système nerveux et permettre la fabrication des hormones comme la dopamine, la sérotonine (l’hormone du sommeil), ou l’endorphine (anti-douleur).
Au top des aliments anti-stress, les oléagineux, les légumineuses, les huiles végétales comme l’huile d’olive ou les huiles riches en oméga 3 (colza, lin, cameline, noix, noisettes…), les petits poissons des mers froides (sardines, maquereaux, harengs), la truite ou le saumon. Tous à la pêche pour moins de stress !  

©stokkete

Allo maman bobo… Le syndrome de Marfan

Allo maman bobo… Le syndrome de Marfan

Des géants de papier ?

Ni un logo, ni un label. Pas plus le sigle de pratiques coquines. Le SDM est l’acronyme d’une pathologie génétique rare : le Syndrome de Marfan. Le profil du patient semble facilement reconnaissable, mais le diagnostic n’est pas toujours si évident à poser.

Peter Mayhew, acteur de 2m18 (il incarnait Chewbacca dans Star Wars), Abraham Lincoln, Jules César, le violoniste Paganini aux doigts démesurés, des basketteurs géants, le Général de Gaulle, le compositeur Sergei Rachmaninov, Frantz Liszt, le chanteur australien Troye Sivan font partie des personnalités célèbres concernées par le SDM. 

Critères hors normes

Taille exceptionnellement grande, maigreur, doigts longs et fins en «pattes d’araignée», membres graciles, étonnante souplesse des articulations sont des faisceaux d’indices d’un Syndrome de Marfan, du nom du pédiatre français qui en fit la première description en 1896. Il se caractérise par une combinaison variable de diverses manifestations musculo-squelettiques (croissance anormale des os, déformation de la colonne vertébrale), hyperlaxité ligamentaire (tendances aux luxations), ophtalmologiques (myopie, glaucome, décollement de la rétine), pulmonaires… Mais l’atteinte la plus grave est celle qui affecte le cœur.

Diagnostic difficile  

Le SDM touche un individu sur 3 000. Un enfant sur 2 risque d’être atteint si l’un de ses 2 parents l’a, mais 1/3 des cas est dû à des mutations spontanées non héréditaires. On peut être atteint d’un SDM, sans le savoir, jusqu’aux premiers signes. Le diagnostic prénatal est possible dans les familles à risque, puisque l’on connaît le gène incriminé. Si une intervention chirurgicale s’avère nécessaire pour épargner des souffrances au cœur fragilisé, mieux vaut intervenir avant une grossesse. A défaut, un accouchement sous césarienne sera préféré.

Le cœur en ligne de mire  

Le syndrome de Marfan est lié à une anomalie de la fibrilline 1 (substance protéique), une des fibres constitutives du tissu conjonctif (ciment qui maintient le corps en place). Elle est produite en trop faible quantité, et c’est pourquoi les tissus sont plus souples, plus élastiques qu’ils ne le devraient. La zone la plus surveillée est donc celle du cœur. La maladie se caractérise par une atteinte des gros vaisseaux cardiaques, en particulier l’aorte dont les parois très élastiques sont exposées à un risque d’anévrisme. Les techniques chirurgicales aortiques ont progressé (remplacement d’une partie d’aorte par une prothèse, pose de valves cardiaques) et l’arsenal thérapeutique actuel (traitement préventif de l’aorte par bêta bloquants pour soulager la pression exercée) permet une espérance de vie qui se rapproche de la population non atteinte. Nous avons gagné, ces 30 dernières années, au moins 30 ans d’espérance de vie, selon les spécialistes. Sur le plan ophtalmologique, on retire le cristallin si nécessaire, on traite la myopie et le décollement rétinien, et enfin, sur le plan squelettique, la scoliose est traitée avec un corset, voire une chirurgie. 

© Victor Zastol’skiy

Santé : l’épilepsie

Santé : l’épilepsie

Une crise peut en cacher une autre

Longtemps considérée comme une maladie psychiatrique, l’épilepsie touche en France 500 000 personnes, dont la moitié a moins de 20 ans. Depuis 2015 dans l’hexagone, le «purple day» -en référence à la lavande, sa fleur emblème- a, entre autres, pour ambition de démystifier cette pathologie neurologique chronique.

L’épilepsie a pour cause une hyper activité électrique anormale d’un groupe de cellules nerveuses du cortex cérébral. Elle touche 50 millions de patients dans le monde et ses crises peuvent être parfois très spectaculaires. A tel point qu’on l’a longtemps assimilée à une maladie psychiatrique, ou comme la résultante d’une possession démoniaque suscitant l’incompréhension et la honte. Les préjugés liés à la méconnaissance de la maladie conduisaient à vivre en permanence avec la double crainte de la crise et du regard des autres. Pourtant l’Histoire compte de très célèbres épileptiques : Jules César, Dostoïevski, Van Gogh, Molière ou Napoléon Bonaparte.

Surprise, surprise !

Deuxième maladie neurologique chronique, après Alzheimer, l’épilepsie se déclare sous une cinquantaine de formes distinctes répertoriées, sachant que 10% de la population mondiale est susceptible de faire une crise «accidentelle» au cours de sa vie. C’est la récurrence spontanée de ces crises qui définit la maladie. Elles sont imprévisibles et prennent des formes très diverses : convulsions, secousses musculaires, pertes de connaissance… Mais les crises à répétition ne sont pas sans conséquence, chacune provoquant la mort de neurones dans le cerveau, entraînant une réorganisation des réseaux de neurone, pour former de nouvelles connexions aberrantes, qui augmentent encore l’excitabilité du réseau… Ce dysfonctionnement favorise ainsi la survenue de nouvelles crises et donne une explication scientifique au vieil adage selon lequel «la crise entraîne la crise».

La parade

Les crises peuvent désormais être évitées. 70 à 80% sont contrôlées grâce à des traitements anti épileptiques de plus en plus efficaces et adaptés, car, à chaque patient, une solution. Ils ne traitent pas la maladie, mais bloquent les crises, diminuent leur intensité et leur gravité à condition de respecter scrupuleusement les doses et les rythmes prescrits. Leur arrêt ne se fait jamais brutalement, à défaut de voir resurgir les crises, ou pire, de les empirer.
De nouvelles techniques chirurgicales se révèlent également intéressantes pour les patients pharmaco-résistants : la Gamma Knife consiste à irradier la zone du cerveau responsable des crises avec des rayons gamma de manière à ne détruire que les cellules défectueuses. On peut encore recourir à la stimulation cérébrale profonde par ultrasons, ou plus récemment à l’implantation sous la peau d’une électrode (comme un pacemaker) au niveau du nerf «vague» qui réduit la fréquence et la sévérité des crises…

Un shampoing aussi sec !

Un shampoing aussi sec !

Raplapla et cracra, plus jamais ça !

Solution d’appoint pour des cheveux propres sans les mouiller, alternative d’urgence ponctuelle entre deux lavages, retouches dans la journée, ou pschitt en douce avant un rendez-vous improvisé, le shampoing sec est de toutes les partys !

C’est le soin SOS par excellence quand le temps te manque, et que tu as les cheveux ternes et gras. Les premières formulations sur le marché de ce cosmétique en poudre à pulvériser sur les racines date de 1971. En 50 ans, on l’avait quelque peu oublié… C’est que les résidus gras qu’il laissait sur le cuir chevelu et l’effet «pellicule» sur les épaules qu’il déposait n’étaient pas forcément du plus bel effet. Mais voilà que le shampoing sec refait son apparition, et s’impose dans ta routine-beauté, avec des formules (sans silicone, sulfates, parabène, ni colorant) et des protocoles revus et corrigés pour une utilisation simple, rapide et confortable. Ces produits s’adaptent aux différentes natures de cheveux et à leur couleur. En quelques gestes, ils sont rafraîchis, gainés et boostés.

TU PEUX TE BROSSER !

En spray ou en poudre libre, le shampoing sec est un mélange de substances qui absorbent les impuretés du cuir chevelu et s’éliminent au brossage : amidon de riz, poudre de manioc, maïs, avoine, argile blanche (kaolin), régulent l’excès de sébum, purifient et assainissent. Tu saupoudres le produit à une vingtaine de centimètres des racines, tu masses le cuir chevelu du bout des doigts, tu laisses agir quelques minutes et tu brosses pour éliminer les impuretés. C’est essentiellement dans cette phase du brossage que réside le résultat «top» ou pas ! Il faut savoir pulvériser la poudre par petits coups et à bonne distance pour éliminer les résidus sur les racines que tu décolles, avant de procéder à un brossage vif, pour booster instantanément tes cheveux et pallier «l’effet carton». Un conseil : procède à ces gestes avant d’enfiler ta petite robe noire… A moins que tu ne la préfères à effets petits pois…

SHAMPOING TOUS TERRAINS

Un outil formidable pour donner du volume, texturiser les cheveux avant la réalisation d’un chignon ou pour fixer des tresses, ou dynamiser juste ta frange… Certaines marques développent des shampoings secs agrémentés d’un agent structurant… Une astuce «coup de frais» et un dépannage pour dissimuler les racines -exit les traces blanches- : essaie les poudres désormais colorées en brun ou en noir pour les cheveux foncés et châtains, en tons neutres pour les têtes blondes et en une formule transparente pour les crinières rousses. On trouve des shampoings secs aux parfums sucrés et subtils dans les pharmacies, parapharmacies, et grandes surfaces à des prix très raisonnables… Et, à glisser dans ton sac, il en existe en format «voyage»… Aucune excuse pour ne pas avoir l’air de sortir de chez le coiffeur, en toutes circonstances.

Apéro réglo, sans bobo

Apéro réglo, sans bobo

La fiesta, dans quel état ?

Enfin… Les feux sont au vert ! A nous les terrasses ! Et on ne va pas se faire prier pour fêter ça. Soyons clairs, la période s’annonce intense en sorties, et pour certains, suivez mon regard, ça rime avec excès en tous genres, alimentation bien riche et alcool… Des apéros à gogo, ok, mais si on testait les apéros réglo ?

Ah l’apéro ! Zone ultra risquée avec ces petites choses à grignoter qui vous remplissent l’estomac bien avant d’attaquer le dîner… Dans l’hypothèse où vous auriez la main sur sa préparation, je vous conseille d’éviter les petits gâteaux apéritifs, chips et autres tortillas, au profit de morceaux de pain au levain, pourquoi pas grillés.
Pour régaler vos convives, préparez des légumes comme du chou-rave ou des carottes que vous coupez en bâtonnets avec du citron et un peu de sel, des poivrons grillés au basilic, du guacamole maison qui apportera du bon gras, du caviar d’aubergines, ou quelques morceaux de fromages de chèvre ou de brebis.
Si vous êtes invité et que, sur la table, trônent des chips, du saucisson ou des cacahuètes salées, asseyez-vous le plus loin possible et lancez-vous dans une conversation passionnante avec votre voisin ! Vous verrez qu’en un rien de temps, vous passerez à table le ventre léger.

L’ART DE BOIRE

Pour l’alcool, un truc pour éviter d’enchaîner les verres : boire un verre d’eau entre chaque verre d’alcool. Vous diviserez par deux votre consommation d’alcool. Sinon, demandez de l’eau gazeuse, une citronnade… sans alcool, la fête est plus folle !
Attention aux vins blancs ou au champagne très acidifiants et fuyez les alcools forts à l’apéritif au profit d’un verre de vin ou une bière.

ET EN POST-CRAQUAGE ?

Ok, vous vous êtes laissé emporter par la joie de retrouver vos amis et vous avez abusé. Adoptez une petite diète le lendemain sans protéines animales ni produits laitiers, juste des légumes et des fruits, des céréales (riz, quinoa) avec beaucoup d’eau et des tisanes de fenouil, romarin, menthe poivrée ou thym. Vous retrouverez votre belle énergie de la veille.
Un apport en enzymes digestives comme la bromélaïne pourra vous aider à faire passer un repas copieux. La règle, c’est de mettre au repos son système digestif au moins 24 heures après.

RECETTE DE POIVRONS GRILLÉS MARINÉS AU BASILIC
8 poivrons rouges – 1/2 citron – 6 c. à soupe d’huile d’olive
quelques feuilles de basilic – 2 gousses d’ail (facultatif) – sel, poivre.
Préchauffer le four à 180°. Mettre les poivrons coupés en 2 après avoir retiré les graines et leur pédoncule, côté peau vers le haut, sur une plaque de cuisson. Placer vers le haut du four (côté grill). Cuire 35 à 40 minutes.
Les mettre dans un sac plastique le temps qu’ils refroidissent pour enlever la peau plus facilement. Couper les poivrons en lanières. Emulsionner l’huile d’olive avec le citron, puis rajouter l’ail écrasé, les feuilles de basilic coupé et les poivrons. Saler, poivrer.

beauté : couperose out !

beauté : couperose out !

Eteindre le feu

Ces petits vaisseaux apparents sur ton visage relèvent d’une affection bénigne, mais très inesthétique et gênante, qui touche de préférence les filles. « Protéger, apaiser, camoufler », 3 règles à suivre pour réduire les flushs intempestifs.

La couperose est la résultante d’une dilatation excessive des capillaires sanguins. Les protocoles médicaux diffèrent selon que tu aies des vaisseaux très visibles accompagnés de poussées inflammatoires, ou bien quelques rougeurs diffuses… Traitements au laser, par lumière pulsée, électro-coagulation… En attendant, adopte juste des gestes simples et astucieux.

SOINS VASOCONSTRICTEURS

Souvent la couperose résulte d’agressions externes répétées, ce qui impose de limiter au maximum les risques d’irritations. Soigne ton hygiène de vie. Evite tous les facteurs aggravants. Protège-toi du soleil, du vent, du froid. Ils augmentent la vasodilatation. Utilise des démaquillants sans rinçage. Exit l’eau calcaire du robinet. Choisis des soins aux actifs apaisants et vasoconstricteurs. Intéresse-toi aux plantes aux vertus anti-inflammatoires : extraits d’immortelle, chanvre, beurre de karité, huile de coco, extrait de réglisse, masques au miel, au concombre, huile de lavande… Chaque marque cosmétique a son cocktail gorgé de bisabolol, ruscus et polyphénols. Oublie les produits contenant de l’alcool. Et puis, prends ton joker anti-rougeur : un médicament topique, très fort vasoconstricteur permet en une demie-heure de réduire les rougeurs. Bon, il ne soigne pas. Il fait effet une dizaine d’heures, mais il peut être intéressant dans certaines circonstances ! Surveille ton alimentation. Exit alcool, tabac, épices, piments… Ne mange pas trop chaud. Privilégie fruits rouges, légumes, amandes, poissons gras…

OPÉRATION CAMOUFLAGE

La couperose étant une problématique vasculaire, elle augmente localement la température de la peau. La texture des fonds de teint tradi se modifie au dessus de 36,8°C. Tenue non assurée. Fais confiance aux maquillages correcteurs spécifiques riches en pigments. En prolongement de la BB crème, la CC crème (color control corrective) est un perfecteur de teint qui unifie et hydrate. Il existe de nouvelles formules de sticks correcteurs qui s’utilisent seuls pour un éclat et fini naturel, grâce à une haute concentration en pigments jaunes proches de la mélanine naturelle. Reste d’actualité, le stick vert par ce que rouge et vert se trouvent à l’opposé du cercle chromatique. Donc, ils s’annulent et se neutralisent. Couperose légère : make-up à la formule fluide en lissage au pinceau. Plus intense : utilise une éponge au fini plus couvrant. A bannir, le make-up « bonne mine », « effet soleil », roses ou orangés. Intéressant : la poudre anti-rougeur minérale et correctrice. Elle camoufle, apaise, protège… A avoir dans ton sac pour procéder aux retouches, si nécessaire…

Pin It on Pinterest