J’ai testé l’acroyoga

J’ai testé l’acroyoga

ACCRO DE YOGA

IF YOU BELIEVE YOU CAN FLY, ET QUE VOUS VOUS SENTEZ L’ÂME D’UN GYMNASTE YOGI, L’ACROYOGA POURRAIT BIEN ÊTRE LA PARFAITE SYNTHÈSE DE LA SAGESSE ET DE LA FORCE QUI SONT EN VOUS, EN MOI, EN NOUS, QUOI !

Né à l’Ouest des Etats-Unis il y a une quinzaine d’années, avant de déferler sur l’Europe -il n’y a qu’à voir les groupes qui se forment un peu partout dans les parcs et sur les bords du lac- l’acroyoga est une combinaison de postures de yoga et de figures plus, voire très, voire carrément acrobatiques. Spécificité du genre, l’acroyoga se pratique à deux, à trois ou plus encore, selon vos envies… et vos appétences…

YOGI YO !

Confinement amorcé, mais totalement consommé et encore moins consumé, bon nombre de disciplines sportives sont encore en mode limité et même totalement off. C’est donc dans l’enclos de mes 70m2 jardinier que la séance d’initiation à l’acroyoga s’est déroulée. Et comme la pratique nécessite forcément la présence d’au moins un partenaire, j’ai pris le matériel à disposition, à savoir, l’Homme, le mythe, la légende… de la maison. Autant dire qu’il a fallu négocier dru pour convaincre The one, plus adepte du combo sueur-bière-foot que de l’introspection méditative, de bien vouloir se prêter à l’exercice.
Une fois les tractations passées, en ayant pris soin de baser mon argumentaire sur les vidéos les plus sensuelles du genre (et il y a de quoi convaincre les plus réfractaires), nous voilà tapis à fleur de tapis en suivant scrupuleusement les conseils de Domenica, professeure au studio Birdhouse yoga à Argonay et au sein du groupe Acroyoga d’Annecy, qui a longuement expérimenté la discipline dans les parcs new-yorkais avant de venir s’installer en France en 2018.

ACRO-CHE-TOI

Avant toute tentative de figure, l’acroyoga demande un profond travail de préparation sur soi, sur la conscience de son corps et de celui de l’autre. Appréhender le toucher et surtout placer toute sa confiance en l’autre, et ce quel que soit le degré d’intimité partagé. Finalement, je ne suis pas mécontente de m’essayer avec l’élu, une barrière de moins à franchir. Restent celles de la croyance en soi, du sacro-saint lâcher-prise et de la communication non verbale… Histoire d’espérer trouver le juste équilibre. Tu as la nuit devant toi Domenica ? Parce que le petit oiseau qui est en moi n’est pas près de décoller s’il faut régler tout ça avant l’envol. Tango Charlie, on se la tente quand même cette posture de l’oiseau ? En place, concentrés, main dans la main, le triceps tremblant, l’abdo (oui, chez moi, il est seul !) en feu, les adducteurs tendus, je m’élance et m’élève au-dessus de l’Homme avec le même effroi que si je devais sauter d’une falaise. Puis la magie de l’équilibre parfait opère, je plonge dans le regard (un poil constipé quand même) de mon Patrick Swayze et comme on ne laisse jamais bébé dans un coin et que the time of my life est enfin venu, je sors enfin de ma coquille… appelez-moi Birdy.

© Wayhome Studio

 

Le biathlon

Le biathlon

TU POUSSES OU TU TIRES ?

LES DEUX, MON CAPITAINE. LA BIATHLÈTE QUI SOMMEILLE EN MOI NE DEMANDE QU’À S’EXPRIMER ! LE BIATHLON ET MOI APPARTENONS À LA MÊME CATÉGORIE, CELLE DES OUTSIDERS LONGTEMPS RESTÉS ANONYMES, MAIS QUI SUSCITENT UN ENGOUEMENT GRANDISSANT. ENFIN, SURTOUT LUI…

Hasard du destin, ma rencontre avec le biathlon (ou devrais-je dire ma communion avec la poudreuse recouvrant le pas de tir) s’est déroulée le jour même du sacre de Martin Fourcade comme champion du monde de l’individuel… Connected people…
C’est sur le site du Grand-Bo qui accueille la Coupe du Monde que j’ai chaussé et tiré, le tout pour la toute toute première fois. A grand moment, décor classieux.

SÉANCE SUR MON SÉANT

Pour la skieuse, pas formidable, mais honorable que je suis, c’est un peu présomptueuse que j’imaginais mon premier contact avec le skating. Ça vaaaa… Le pas de patineur, on apprend ça en 2e étoile. Oh, pas née d’hier, la cocotte ! Jusqu’ici, le ski de fond, très peu pour moi. Hiver 87, jours blancs et galères de classe élémentaire, voilà pour les présentations et… séparations. Vaccinée. Pourtant, effet Fourcade sûrement, c’est un peu envieuse que je les observe tous, ces fondus qui glissent avec élégance à l’écart des pistes bondées de ce cœur d’hiver. Je vais vite déchanter.
Nous sommes une douzaine autour de Nicolas, on sautille, on échauffe, on prend contact avec les skis (et avec le sol en ce qui me concerne) avant une 1ère traversée. Après l’affront du club de mini-pros du Grand-Bo qui foncent les skis en V comme des hirondelles s’éloignant aussi vite que ma confiance, c’est à nous ! Quelques allers-retours plus tard, j’ai dû déjà m’étaler – séance sur mon séant – une bonne dizaine de fois… Puis j’ai arrêté de compter.

FRANC-TIREUSE

Seconde étape : le tir. Enfin une pause, je suis à deux doigts d’enlever le haut. Et j’ai le bas qui colle à force de me rouler par terre. Look de loukoum saupoudré.
Quand Nicolas nous montre la distance à laquelle les pros tirent, 50 mètres, j’ai froid dans le dos, je vais garder le haut finalement. Pour nous, distance réduite à 10 mètres. Je retrouve le sourire, j’ai l’odeur des chouchous et de la barbe à papa qui me monte au nez… Je vais tous les péter ces ballons ! Hey ho, reviens, c’est pas la Foire du Trône ici ! Au biathlon, on tire avec du 22 Long Rifle. Vous déconnez ? Là, ce sera de petits plombs dans une carabine à air comprimé, mieux !
Tir couché, je m’affale ventre à terre, pas le temps de quitter les skis, on est en compét’ ou pas ? Concentrée, je charge les plombs, 1 à 1, bingo, 5 sur 5. C’est qui Lara Croft ? Tir debout, c’est déjà pas la même, elle pèse son poids la carabinette… Là où ça se complique, c’est quand il faut enchaîner la boucle de ski, se vautrer (élégamment !), charger, viser, tirer – et souffler parce que l’apnée, ça va pas durer longtemps – tout ça avec le stress de mon binôme qui attend l’œil vide que je veuille bien terminer mes 3 tours de pénalités. Gloire à elle, elle est mon héroïne du jour…

 

+d’infos : http://legrandbornand.com/ski-nordique.html

© natalliajolliet1

 

En vélo mon polo !

En vélo mon polo !

WATER POLO ? NON, BIKE POLO !

COMME UNE SOUDAINE ENVIE DE ME LA JOUER SO BRITISH, DE TROUVER MY STAÏLE, QUOI QU’IL EN COÛTE. IL DOIT BIEN EXISTER UN SPORT QUI ME SIÉRAIT COMME UNE SECONDE PEAU. ALLONS DU CÔTÉ DES SPORTS À MAILLET, TENUE CHIC ET GARDEN PARTY… JE SENS QUE ÇA VA ME PLAIRE !

Manque de bol, je n’ai pas trouvé de club de croquet. What ? Du Bike Polo ? C’est pas vrai, il n’y a donc pas de sport genre promenade du dimanche entre vieux, ici ? (Le golf mis à part… ça aussi, c’est sportif ? Pas essayé, next time). Du polo sur un vélo donc, mais bien sûr…

POLO À VÉLO

Quel dommage, j’avais déjà la tenue parfaite : short immaculé, polo et maille sur son camaïeu de beige, canotier de paille (le même que j’arbore à Roland Garros et sur la Place des Lices). Changement de plan, j’enfile des gants et troque mon ravissant chapeau pour un casque avec grille de protection (c’est-à-dire ? On ne fait pas du hockey non plus ?). Parce qu’à en croire Pierre-Nicolas, la petite balle dure qui va me servir de projectile, mieux vaut éviter de se la prendre de plein fouet.
Reste un détail, majeur, il va falloir monter un destrier du genre à deux roues. Rappelons que ma dernière expérience en la matière n’a pas grand-chose à voir ni avec l’ascension du col du Galibier, ni même avec celle d’une descente effrénée en VTT sur la 666 aux 2 Alpes. Mon plus récent souvenir remonterait plutôt aux pistes cyclables de l’Ile de Ré où la difficulté première reste de ne pas enfourcher le premier tricycle fou débordant de sa voie. Là il va falloir conduire ce vélo à une main, la gauche, tandis que la plus «habile» sera fort occupée à manier le maillet. Et sinon les genouillères, coudières, chevillières, vous avez ?

POLO ENTRE POTOS

Trois contre trois sur un terrain de la taille de celui de hand-ball, spécialement fermé sur ses 4 côtés pour pouvoir jouer avec les murs (je suis nulle au billard, décidément…), j’ai le guidon tremblant, la trajectoire vacillante. Concentrée sur la conduite du vélo, il faut anticiper sur le côté où l’on va récupérer la balle et balayer le maillet pour tenter, qui sait sur un malentendu, de la toucher au moins une fois en 12 minutes : on y croit. L’ambiance est bon enfant et s’il existe des championnats nationaux, européens et mondiaux, il y a aussi tout plein d’événements isolés en région où les équipes sont mixées, niveaux mêlés, plaisir pour tous. Avec quelque 400 pratiquants, le Bike Polo apparu en France il y a une dizaine d’années conquiert petit à petit ses pratiquants avec une dif- ficulté première : trouver des terrains adaptés à sa pratique. Le club Annecy Bike Polo espère pouvoir grandir, mais en attendant, la petite communauté joue le jeu du sport détente. Décomplexée et quelques exercices de slalom plus tard, il se pourrait bien que j’arrive à la toucher cette baballe. Et pourquoi pas atteindre la cage… ou me poster par défaut en gardien. Râté ! On doit tourner… et je n’ai pas le droit de poser le pied à terre ? Oups, on en refait une ?

+ d’infos : http://www.facebook.com/Annecy-Bike-Polo-1154379201354299/

 

en piste !

en piste !

on s’fait un break ?

MARRE DE ME PRENDRE LES PIEDS DANS LE TAPIS ET DE M’Y FAIRE RÉGULIÈREMENT ENVOYÉE, J’AI DÉCIDÉ DE JOUER LA SÉCURITÉ, MÊME SI JE ME SUIS MAINTENANT HABITUÉE À ME MÉFIER DE L’APPARENTE FACILITÉ. MAIS QUAND MÊME, SUR UN DANCEFLOOR, IL Y A TOUJOURS MOYEN DE S’EN SORTIR NON ? ALLEZ, HIP HOP, FLIP OU FLOP ?

Hip-hop, popping, locking, break, krump, house… Crac, boum, hue… Les hommes en tombent à mes genoux. Qui a parlé de facilité ? Non, parce que ce grand tout que nous appelons hip-hop recèle en réalité moult variantes stylistiques : mouvements crantés pour le locking, flot ondulé pour le popping, intensité saccadée pour le krump, figures acrobatiques pour le break dance… Alors, pour nous, ce sera la version house… J’en appelle aux esprits des nineties, âge d’or de ma révolu(e)-tion durant laquelle j’avais la prétention (ou l’inconscience) d’exhiber mes talents sur la piste.

SUR QUEL PIED DANSER ?

Entrez dans la danse, les soucis n’ont pas de chance, la musique commence… (Seuls les plus que trentenaires pourront retrouver la référence à ces paroles.) Je me jette donc sans l’ombre d’une hésitation dans l’arène des hip-hopeurs qui s’exercent chaque semaine sur le parquet de Raca Danse.
Avoir la tête et les membres souples, les hanches déverrouillées et laisser le flot de musique nous traverser. Mes réminiscences d’ex-danseuse classique qui tenait la posture me cantonnent un peu… beaucoup. Je n’ai pas franchement les atouts pour devenir une star du twerk, ça crève le miroir.
Tant que l’on décompose les mouvements, je fais illusion, mais dès que la musique enclenche et avec elle le rythme puissance 10, me voilà vite rattrapée par un sens approximatif de la coordination (la danse classique, c’était dans une autre vie) et aléatoire de l’enchaînement. Que dire de mes capacités de mémorisation, iraient-elles en déclinant ? Non, déjà ? Paix à mon intellect. Attention, neurones en perdition.

MENER LA DANSE

Quel que soit le style, le hip-hop impose d’en avoir, du style. Force est de constater que je n’ai pas encore tout à fait trouvé le mien. Si ce n’est qu’après plusieurs répétitions du mouvement (que je serais tout à fait incapable de reproduire seule, soyons clairs), je comprends qu’il faut en fait surtout ressentir l’idée du mouvement et l’inscrire au mieux dans le flot de la musique. Il ne s’agit pas seulement de reproduire un schéma imposé, qui serait plutôt l’antithèse de l’esprit affranchi du hip-hop. Après, question de génération peut-être (ok, sûrement !), y’a indubitablement comme un truc qui bloque dans ce corps de quarantenaire. Malgré tout le plaisir que je prends à essayer, il me faudrait sans aucun doute 4 fois plus de séances que n’importe quel autre novice de 20 ans pour parvenir à décoincer ce je-ne-sais- quoi qui me limite à des mouvements restés bloqués dans les années 90 et ne correspondent de toute évidence plus au genre actuel.
«J’ai fumé dans des restaurants […], j’ai écouté des faces A et des faces B […], j’ai dansé des pogos, des lambadas et même des slows dans des discothèques […] alors vieille ou pas vieille ?». Il y a un moment où il faut se rendre à l’évidence.

 

+ d’infos : http://raca-danse.com

© Olly

new
vintage

new vintage

mono manie

En voyant re-débarquer le chouchou/demi-queue dans les cheveux, l’accord jean neige/crop top dans les dressings et la fratrie Brandon/Brenda sur les écrans, j’aurais dû m’en douter… Les années 90 sont bien de retour. Et à cette époque-là, qui paradait sur la neige avec une combi multicolore et un stick à lèvres fluo ? Le mono !

A voir la manière dont les autres skieurs le regardaient quand il sortait sa planche et enchaînait élégamment les courbes, je prenais mon père pour le tout dernier monoskieur sur la terre. Aveuglée par l’amour filial, je n’ai certainement prêté aucune attention aux autres mono-glisseurs perdus dans la foule des snowboarders. Je n’ai pas vu qu’ils défendaient, discrètement, cette pratique d’un autre temps, préparant lentement, mais sûrement, son retour en piste.
“Il n’a jamais disparu ! confirme Pierre Bidault, président de Monoski France. Cette année, aux 7 Laux, nous allons fêter les 20 ans du Mondial du Monoski -le plus grand rendez-vous planétaire de la discipline-, et ceux de l’association. La fréquentation sur nos événements (une dizaine de compétitions chaque année) explosent, et nos adhérents, même s’ils ne reflètent pas tous les pratiquants, sont de plus en plus nombreux.” 45 membres en 2013, 200 aujourd’hui… Si ça, ce n’est pas le signe d’un regain !

NOUVELLES LIGNES

Et les fabricants ne s’y trompent pas, qui, eux aussi, relancent la machine à mono. “Depuis 4 ans environ, il y a plus de vente et de demandes sur les nouveautés”, constate Amina Toukabri, directrice commerciale chez Duret, la marque iséroise qui avait sorti, en 1979, le 1er monoski de production et n’a jamais cessé d’en fabriquer depuis. “Du coup, nous allons relancer la Recherche & Développement et le prototypage.” Car pour son come-back, le mono s’est fait beau… Lifté de partout, moins raide, moins épais et plus court que son aïeul, il s’est également affiné la taille pour attaquer dans les courbes, flirter avec l’horizontale. Il est plus fun aussi. S’encanaille en freestyle, ce qu’il n’avait jamais fait avant. Et pour dompter la poudreuse, SON élément, certains modèles donnent également dans l’ultra large, version bodybuildée. Bref, les formes ont explosé.
Résultat, des marques qui paraissent éloignées de l’image mono, comme le très branché collectif Faction, se penchent sur son berceau, et d’après France Monoskis, on compte aujourd’hui plus de fabricants qu’au moment de son âge d’or au milieu des années 80. A cette époque, popularisé par le mythique Apocalypse Snow I – un film dans lequel des méchants monoskieurs poursuivent un gentil snowboarder détenteur du secret de la glisse, un classique à revoir absolument ! Il s’en vendait quand même près de 120 000 par an.

PLAISIR INTACT

Autres signes de la reprise : l’intérêt des plus jeunes et des écoles de skis. Même s’il s’agit encore de niches, son enseignement est de nouveau proposé aux jeunes locaux dans certains clubs de sports, et aux vacanciers curieux dans quelques stations, aux 7 Laux évidemment, à Vars, Chamonix, Val Thorens… par des écoles de glisses alternatives souvent, mais c’est un début !
Car le plaisir lui, n’a pas pris une ride. “Pour moi, ça reste la plus belle des glisses, sourit Pierre Bidault, c’est un peu une combinaison du ski et du snowboard : on est face à la pente, face à son destin, mais sur une planche unique, donc beaucoup plus facile à manier. En poudreuse notamment, on bouge une oreille et ça tourne.
C’est exactement ce que disait mon père…

 

+ d’infos : www.http://monoski-france.com

©DuretXColbachini

le swimcross

le swimcross

hors d’eau hors d’air

RAVIGOTÉE PAR MA DERNIÈRE TENTATIVE DE REÉCONCILIATION EXTRA-SPORTIVE ET CONVAINCUE QUE LE MILIEU AQUATIQUE ME RÉSERVAIT ENCORE BIEN DES JOYEUSETÉS, J’AI TENTÉ LA TENDANCE CROSS QUI SE CONJUGUE À TOUS LES SPORTS… KRIS KROSS WILL MAKE YOU JUMP JUMP ET J’AI JUMPÉ INTO THE SWIMMING POOL…

Le swimcross appartient à la catégorie des sports new generation qui savent allier défi sportif et esprit collaboratif, dépassement de soi et franche rigolade. Plus à l’aise dans un aspect que dans l’autre (je vous laisse le soin de deviner lequel), je me suis prêtée au jeu de l’exercice avec la plus naïve décontraction.

A L’ASS-EAU !

Après la 4G (bientôt dépassée), le 2.0, la PS4 et le S10, voici venue l’aire du sport en 3D. J’ai donc envoyé mon hologramme se jeter à corps perdu dans les eaux aussi translucides que lui du bassin chloré pour une expérience qui n’a rien eu d’édulcoré. Objectif: suer en 3 dimensions en enchaînant des exercices dans, sur et hors de l’eau. Et pour le coup, j’ai été bien dans le jus, grave sur les rotules et clairement hors d’usage après ma prestation dont les chorégraphies millimétrées de natation synchronisée feraient bien de s’inspirer, histoire de renouveler un peu le genre.
Top départ, la session de parcours en individuel dure environ 25 minutes et il faut enchaîner le maximum de tours. Autant le 1er passage passe encore, le côté ludique l’emportant sur la culture du résultat, autant le second se gâte franchement. Et que dire des suivants… Chaque obstacle à franchir me semble à chaque fois plus insurmontable, je me traîne comme une otarie échouée qui aurait errée dans les eaux gelées de l’Arctique durant des semaines à la recherche d’un bout d’iceberg auquel s’accrocher. Lorsque je parviens à m’extraire de l’eau, à moitié en apnée et encore bleuie par l’effort fourni, j’enchaîne avec une série de pompes et de squats sur des tapis mouvants avant de me faire une série de fentes au bord du bassin. Sérieux, rien ne m’aura été épargné !

MOLL-EAU

C’est ensuite sous forme de challenge collectif que le jeu se poursuit. Dommage l’équipe, chacun sa croix, aujourd’hui, ce sera moi… Et autant vous annoncer tout de suite, le départ plongeon on oublie, perso je saute à pieds joints en me bouchant le nez, vous ne m’en voudrez pas ? Petites sessions de nage rapide (à l’indienne, ça marche ?), modules à escalader, glissades improvisées, abdos-fessiers-souffle coupé, poids immergés au fond du bassin à rapporter… Touchée, coulée… sous-marin HS.
Dans la lignée des marathons semi ou archi, des épreuves de crossfit, bi-triathlon et autres ironman tous plus extrêmes, le swimcross a lui aussi ses événements dédiés avec une vraie saison de défis à relever à travers la France. Avis aux amateurs d’effort haute intensité, vous en aurez pour votre engagement.
Petit conseil pratico-indispensable: on évite absolument le bikini échancré-ficelles sur le côté sous peine de finir en string de dos… comme de face. Idem pour le haut triangle-m’en fous-j’ai pas de seins, parce qu’autant y aller topless tout de suite. Alors bien sûr, les plus sportives d’entre vous s’en doutaient… Gna-gna-gna… Moi pas.

 

+ d’infos :http://chatel-formedo.com

 

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